Kessel

CAHIERS DE VACANCES

Vous en avez assez du quotidien ? Partez en vacances avec les CAHIERS de MÉMOIRES VIVES. Ils racontent autre chose. Ils parlent de vous : VOS commentaires, une sélection de VOS textes et réactions, VOS revues de presse, VOS reportages et annonces d'événements. À vous la parole !

Mémoires Vives
10 min ⋅ 20/07/2026

N°33 DE MÉMOIRES VIVES : SOMMAIRE DES CAHIERS DE VACANCES

MESSAGES D’ÉTÉ

VOS COMMENTAIRES ET RÉFLEXIONS : Lafayette, nous RE voilà / Plaidoyer à l’intention des membres du Parti Démocrate US / Le 14 juillet vu par une Italienne

REPORTAGE : Débat sur la justice criminelle et le respect des victimes

REVUE DE PRESSE : Jeunes et vieux, on partage quoi ?

VADE RETRO CANICULA

VOS ENCOURAGEMENTS

BONNE LECTURE !

Les Cahiers de Mémoires Vives vous donnent la parole : Adressez vos propositions à : memoiresvives@icloud.com

MESSAGES D’ÉTÉ

Ces Cahiers de Juillet-Août 2026 sont dédiés :

À tous ceux, pompiers, bénévoles, agriculteurs qui oeuvrent au sauvetage de nos forêts ! MERCI !

Aux 4 115 enfants, victimes les 16 et 17 juillet 1942 de la rafle du Vél d'Hiv. Organisée par les autorités françaises sur ordre des autorités allemandes, elle avait conduit à l'arrestation de plus de 13 000 Juifs à Paris et en région parisienne. Les familles regroupées dans des conditions inhumaines au Vélodrome d'Hiver, furent transférées à Drancy puis déportées vers Auschwitz. Les enfants arrêtés lors de cette rafle n'étaient pas réclamés par les autorités allemandes ; leur déportation fut décidée par le gouvernement de Vichy.  NE LES OUBLIONS PAS, HONORONS LEUR MÉMOIRE !

VOS COMMENTAIRES ET REFLEXIONS

Lafayette, nous RE voilà !

Nous devons bien à nos amis américains à l’occasion de leur 250ᵉ anniversaire de saluer encore ce héros français de leur guerre d’Indépendance !

Martyne JACQUEMIN, Ambassadrice de l’Ordre de Lafayette, bien connue des lecteurs de Mémoires Vives - les précédents Cahiers annonçaient sa conférence du 5 juillet, au Château de GOULAINE, en Loire-Atlantique (https://www.chateaudegoulaine.fr/) - insiste… Lafayette ou La Fayette, doit-on écrire ce nom en deux mots ou un seul ? Lisons-la :

Lafayette a écrit son nom en UN MOT, depuis toujours ! Il suffit d'aller consulter les nombreux documents que l'on trouve dans les différentes archives pour en avoir la preuve. Et je dois aussi corriger quelques autres points. LA VICTOIRE est un senau de commerce et non une frégate : ce navire a deux mâts et deux canons. Et L'HERMIONE est une frégate militaire appartenant à la marine royale : Louis XVI n'a pu donner cette frégate à Lafayette puisque ce bâtiment appartenait à la Marine. Et Lafayette faisait partie d'un régiment de cavalerie, il ne savait pas piloter les navires et n'a jamais pu piloter l'Hermione, conduite par LATOUCHE TRÉVILLE. Lafayettement vôtre … Et merci beaucoup pour ces beaux articles et votre travail !MARTYNE JACQUEMIN

Nous transmettons à Fabienne MANIÈRE, qui compte au nombre des auteurs de herodote.net le media de l’histoire ; elle est l’auteure du texte (in n° 28 de Mémoires Vives) portant les amendements signalés.

Si vous n’en n’avez pas encore assez de Lafayette, nous vous recommandons un article de début juillet de The conversation.com, l’une de nos sources préférées : Lafayette a aidé les Américains à renverser le cours de la guerre d’indépendance – et à forger un sentiment d’identité nationale : https://cm.theconversation.com/t/r-e-tutrnid-nutljjkgi-dr/

Plaidoyer à l’intention des membres du Parti Démocrate des Etats-Unis

Le 250ᵉ anniversaire de l’Indépendance américaine ont inspiré à XAVIER et ALAIN de PARIS un échange de courriels, dont voici une (tentative de) synthèse. Et, oui, certains abonnés à Mémoires Vives se fréquentent.

Les Démocrates états-uniens vont-ils finir de se remettre de la douche froide que leur a infligée Donald TRUMP ? Après tout, la démocratie a parlé, si vous n’êtes pas d’accord, émigrez en Corée du Nord ! Ou même en Corée du Sud à l'ombre des coups d'état, de la corruption, des pauvres qui poussent des charrettes de cartons à coté des automobilistes en Porsche... (ce dont la Corée du Sud n’a pas le  monopole). Et pourquoi avoir soutenu, jusqu'à la lie, le lamentable BIDEN puis HARRIS ? HARRIS portait le poids de l’impopularité de BIDEN. En outre, proposer une femme comme substitut à un homme sénile, drôle de façon de concevoir le juste « combat » pour l'égalité… Pourquoi certains quartiers pauvres de New York City se sont-ils tournés vers TRUMP ? Parce que les pauvres ne sont pas tous à gauche, comme les riches ne sont pas tous à droite ! Par contre beaucoup croient au Père Noël, c'est comme ça, même chez nous, dans notre vieux pays, notre vieux continent… En analysant leur défaite, les Démocrates auraient intérêt à examiner comment, depuis CLINTON, leurs soutiens dans la classe moyenne et moyenne pauvre et chez les syndicats se sont érodés au fur et à mesure des années. Les élites métropolitaines, libérales et éduquées des états des côtes Est et Ouest peuvent-elles comprendre les tourments et peurs du reste de l’Amérique ? Peuvent-elles admettre que le progressisme militant, les transsexuels, les immigrants, la ‘nouvelle moralité’, tout cela est lassant à la fin ? Pouvaient-elles anticiper les massifs mouvements de soutien pour une Palestine fantasmée qu’on ne sait pas où situer exactement ? Au demeurant, les Républicains ont-ils jamais vraiment personnifié la peste brune ? La-bas comme ici, la misogynie progresse comme le repli communautaire, la peur du lendemain, celle de l’inflation. Souhaitons que le Parti Démocrate se remette VRAIMENT en question, même si cela prend du temps, c’est absolument nécessaire pour espérer une ‘renaissance’… Pardon, ce terme est déjà disputé, au moins en France. Disons plutôt : un renouvellement. Sinon, dans cet Etat où l’on rêvait de liberté, revêtue aujourd’hui, pour exister, de dollars numériques, même un veau en chocolat risque demain d’être élu président. Notre crainte est simple : à savoir que le discours qui a permis à TRUMP d'avoir été élu est le seul qui permettra demain d’être élu et que c’est cela le nouveau contenu de la démocratie … Si être pauvre et voter Républicain c’est un peu comme une dinde qui voterait pour Noël, ce n’est pas certain que ladite dinde ne soit pas non plus condamnée à mort en votant Démocrate faute de "débouché utile" dans un monde où le végane-écologique-minoritaire-intersectionnel serait devenu la norme du bon comportement. Désespérant ? En ce sens, le vote TRUMP prend hélas une forme de clairvoyance prédictive mais hautement inquiétante pour l'avenir. XAVIER et ALAIN

XAVIER ajoute :

Il est difficile de comprendre les ressorts de la démocratie américaine. J’ai en mémoire la parole d’un lobbyste californien, il y a trente cinq ans, qui me rappelait que la démocratie, c’est d’abord ce pour quoi les gens ont voté... ALAIN persiste à croire que : ‘Les pauvres ne sont pas tous à gauche, comme les riches ne sont pas tous à droite’. J’ai un doute. Si une majorité a voté pour TRUMP, n’est-ce pas simplement parce que le positionnement « marketing et commercial » -  ce qui se conçoit bien dans la démocratie américaine - des Démocrates correspond à un produit (discours) dont les gens (électeurs) ne veulent pas ou plus…parce qu’il ne correspond plus à la réalité du monde tel qu’ils le perçoivent ou tout simplement pas à leurs préoccupations du moment ? XAVIER

À suivre ?

🇫🇷 Le 14 juillet vu par une Italienne 🇮🇹

Roberta CECCHIN, la plus Française des Italiennes s’est penchée sur notre très récente fête nationale du 14 juillet…

Depuis que je vis en France, j’entends des Italiens demander : « Mais la Bastille, on peut la visiter ? » La réponse les surprend souvent : Mais non ! Pourquoi ? Parce qu’elle n’existe plus. Elle a été démolie peu après sa prise en 1789. C’est tout de même fascinant : l’un des monuments les plus célèbres au monde est un monument qui n’existe plus. Parce que la Bastille n’est pas seulement un lieu. C’est un symbole. Et comme souvent avec les symboles, la réalité est un peu plus complexe que le récit collectif. Avant de vivre en France, je pensais que le 14 juillet célébrait simplement la prise de la Bastille et la Révolution française. Alors que la date renvoie aussi au 14 juillet 1790, jour de la Fête de la Fédération : une célébration organisée pour représenter l’unité nationale et la réconciliation des Français après les premiers bouleversements révolutionnaires. Le 14 juillet porte donc deux idées presque contradictoires :

  • la révolte contre l’ordre établi ;

  • la volonté de reconstruire ensuite une unité collective.

Cette double dimension dit beaucoup de la 🇫🇷 France actuelle surtout pour 🇮🇹 l’Italienne que je suis.

🇫🇷 En France, quand une décision est considérée comme injuste, on descend dans la rue. On manifeste. On fait grève. On bloque. On débat. On écrit des tribunes. On conteste parfois avant même d’avoir lu les 247 pages de la réforme envisagée (mais il s’agit là d’un autre sujet😜). La contestation n’est pas perçue comme un refus de la démocratie. Ce que j’observe, c’est qu’elle peut, au contraire, être considérée comme une manière de participer à la démocratie. Comme si le citoyen français pensait : « Je fais partie de la République, donc j’ai le droit — et presque le devoir — de m’opposer à elle lorsqu’elle ne respecte pas ses propres principes. »

🇮🇹 En Italie, le rapport à l’État et à la contestation collective me semble différent. Bien sûr, les Italiens protestent. Nous avons connu  aussi des “révoltes”  : les Cinq Journées de Milan, la République romaine de 1849… Mais l’Italie moderne ne s’est pas construite autour d’une révolution populaire unique devenue le grand mythe fondateur de toute la nation. Elle s’est construite autour du Risorgimento : une unification progressive, faite de révoltes, de guerres, de diplomatie, de compromis et de grandes figures comme MAZZINI, GARIBALDI, CAVOUR. L’Italien critique énormément l’État mais il cherche souvent une solution plus personnelle : « La loi est comme ça ? D’accord. Voyons maintenant comment nous pouvons nous organiser. »

🇫🇷 Le Français veut plus volontiers changer la règle. 🇮🇹 L’Italien cherche plus volontiers comment vivre avec la règle… ou autour de la règle. Je caricature, évidemment, mais toute personne ayant travaillé avec des équipes françaises et italiennes reconnaîtra peut-être quelque chose : 🇫🇷 en France, on confronte plus facilement le système au nom des principes ; 🇮🇹 en Italie, on contourne plus facilement le système au nom du pragmatisme.🇫🇷 D’un côté, la contestation collective. 🇮🇹 De l’autre, l’adaptation individuelle, la créativité et l’art de trouver une solution. Les deux approches ont leurs forces et leurs limites. La France peut parfois donner l’impression d’être en révolution permanente. L’Italie peut parfois donner l’impression d’avoir renoncé à changer les choses collectivement… tout en trouvant toujours une manière très créative de continuer à avancer. Chaque pays porte encore, probablement, quelque chose de la manière dont il s’est construit. Et c’est une différence qui se reflète, selon moi, dans notre rapport à l’État, aux règles, au pouvoir et à l’action collective. ROBERTA CECCHIN

BUONE VACANZE A TUTTI!

Et retrouvez ROBERTA CECCHIN en tournée d’été à :

📍 AJACCIO – du 15 au 19 juillet,📍 ST MALO – samedi 9 aout 📍 MONTHION – samedi 29 aout

🇮🇹 SAUVEZ LES DATES

Plus d’information : www.unarobertaaparigi.fr

REPORTAGE : Débat sur la justice criminelle et le respect des victimes

En juin dernier s’est tenu un Parlement du Territoire sur le thème : Justice criminelle et respect des victimes. En voici un résumé des points clés :

La rencontre avec un focus particulier sur les violences intra familiales (VIF) a réuni deux experts du monde judiciaire : Fanny GROSPERRIN, magistrate présidente des audiences correctionnelles en matière de violences intra familiales au tribunal de Nantes et Philippe GONET, avocat et bâtonnier du Barreau de Saint-Nazaire -. Fanny GROSPERRIN a présenté l'organisation à Nantes. En seconde ligne, elle décrit une réalité professionnelle éprouvante, alors que les procureurs sont, eux, en première ligne avec les forces de l'ordre : ‘On prend cette violence en plein dans la figure.’ ‘On ne dort jamais bien quand on sort d'une audience.’ Cinq à sept dossiers sont traités par audience, en prenant le temps nécessaire pour chacun : ‘On ne fait pas d'abattage.’ Les cours criminelles et les assises sont débordées, et le tribunal de Nantes, comme d’autres juridictions, ne connait jamais de pause. Quant à Philippe GONET, il a dressé un état des lieux de la justice française. Les chiffres clés : en 1900, 7300 magistrats pour 40 millions d'habitants, en 2023, 8300 magistrats pour plus de 68 millions d'habitants. Pour recruter 8000 magistrats supplémentaires, l’investissement est estimé à 428 millions d'euros par an. On compte, en outre, 65000 places de prison pour 88000 détenus. Et le délai moyen de jugement en France est de 5 ans. L'affaire Lyhanna est, à ce titre, symbole d'un problème collectif et national. Une victime est en quête de vérité : comprendre, identifier les responsabilités ; et elle veut un jugement rapide. Que propose Philippe GONET ? La création d'un Institut national des professions judiciaires, avec un tronc commun pour avocats et magistrats, permettant des passerelles entre les deux professions, la remise en question du modèle de l'École nationale de la magistrature (ENM), l’augmentation du nombre de places de prison en anticipant la croissance du contentieux. Remerciant la députée Sandrine Josso pour avoir permis une rencontre avec le garde des Sceaux en vue d'obtenir des magistrats supplémentaires, il a évoqué l'impact personnel des affaires sur les professionnels du droit : confrères en dépression, victimes d'addictions ou de burn-out. Une cellule psychologique a été créée au Barreau de Nantes (1500 avocats) à raison de deux jours par semaine.

À l'issue des interventions, les délégués parlementaires, organisés en groupes de travail, ont formulé leurs observations. Constatant l’insuffisance des ressources humaines et financières, ils s’accordent sur la nécessité d’augmenter le budget de la justice. Ils alertent sur une carence des élus, s’agissant de l’absence de planification prévisionnelle pour anticiper la croissance des affaires et des besoins en places de prison, ainsi que sur les conditions de travail et de santé des professionnels. Un accompagnement psychologique des professionnels (magistrats, avocats) et des victimes leur apparait indispensable. La parole des victimes n'étant pas assez prise en compte, cela conduit parfois à renoncer à porter plainte. C'est d’ailleurs un parcours du combattant pour porter plainte. Les forces de l'ordre ne sont pas assez formées pour accueillir les victimes. Les délégués parlementaires notent la longueur des délais de jugement, le fait que les peines ne sont pas toujours appliquées. Il faudrait, à leur sens, des peines effectives et incompressibles et réorganiser la chaîne judiciaire avec un parquet national dédié aux violences sexistes et sexuelles, à l'image de ce qui existe pour les attentats ou le blanchiment d'argent. La présentation d'un casier judiciaire pour davantage de professions intervenant auprès des enfants (y compris dans le sport) leur apparaît obligatoire. Plus globalement, ils dénoncent le sentiment d'une justice à deux vitesses entre les politiques et les citoyens, la pression médiatique et l’impression que les droits des agresseurs comptent plus que ceux des victimes. À minima, favoriser vite, dès la révélation des faits, les mesures d'éloignement pour les victimes de violences intra familiales est crucial. En somme, il reste beaucoup de choses à faire évoluer dans la société…

La députée Sandrine Josso a cité en fin de séance les conclusions d'un rapport du Haut Conseil à l'Égalité (HCE) - rapport sur le sexisme, avril 2026, voir le site du HCE -. Près de 10 millions de personnes adhèrent au sexisme hostile en France, les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d'amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et aux minorités de genre, 84 % des victimes de cyber sexisme sont des femmes. Ces éléments soulignent l'urgence d'une réponse à la fois judiciaire et sociétale, articulant réforme structurelle de la justice, formation des professionnels et éducation du grand public.

Ce Parlement du Territoire a mis en lumière l'ampleur des défis auxquels la justice française est confrontée : sous-effectif chronique, délais de jugement inacceptables, surpopulation carcérale, épuisement des professionnels et insuffisante prise en charge des victimes. Les interventions des experts et les contributions des délégués parlementaires convergent vers un même constat : une réforme d'envergure, associant augmentation des moyens humains et financiers, création de passerelles entre professions judiciaires, soutien psychologique pour tous les acteurs, meilleure information et accompagnement des victimes. ELOÏSE FAVENNEC-BÉCOT

REVUE DE PRESSE : JEUNES ET VIEUX, ON PARTAGE QUOI ?

Perrine SAILLY est la très active présidente de ‘Victimes mais pas démunies !’ (victimesmpd@gmail.com) qui accompagne les victimes d’infractions pénales. Elle contribue aussi et régulièrement à Mémoires Vives.

Elle a découvert, dans une bibliothèque, une revue bien injustement méconnue : SINON-Mag magazine des jeunes. Elle n’a pas résisté à l’envie de nous faire partager le n°12, de Mai 2025 (Oui, 2025, la périodicité est annuelle), intitulé ‘Jeunes/vieux qu'est-ce qu'on partage ?’. La jeunesse y évoque la transmission inter générationnelle et son rapport au temps qui passe.

On y lit quelques pépites : ‘Témoignages de lycéens et d’étudiants’, ‘Savoir rester jeune’, ‘Héritage de nos anciens’, ‘La musique, mes parents et moi’. Pour le feuilleter :https://issuu.com/hautparleur/docs/sinon_issuu12dd

VADE RETRO CANICULA

Voici un texte distrayant, dont l’auteur a exigé un total anonymat - on comprend pourquoi en le lisant -. N’insistez pas pour en savoir plus, on respecte nos sources n’est-ce pas, tout en vérifiant qu’elles existent vraiment. Et puis, c’est l’été, on souffre de la chaleur et de pas mal d’autres choses, mieux vaut en rire, jaune certes, mais rien ne vaut le politiquement incorrect pour prendre du recul. Jugez-en :

De mon bureau j'ai une vue sur les voies de la gare de …, depuis  ce  "nouveau bureau bocal" ou bureau flex office dans la novlangue - dont je viens de me rendre compte que cela pourrait ressembler à un atelier de machines à coudre au Bangladesh. Différence : nous avons la clim. Cela doit expliquer le fait que dans les questionnaires internes on me demande de dire que je suis cadre sup. En fait ce n'est qu'une question de clim. Personne dans le bocal ce matin  : mon chef, garde chiourme zélé devant l'éternel (la hiérarchie) n'est pas venu (erreur de me précipiter ce matin). Il m'envoie un tableau Excel a  25 colonnes pour que j'indique à quelle date j'aurai fini mes inutiles rapports. Je ne réponds pas et on mettra des dates fausses le moment venu. Mais je lis mes messages personnels et je trouve cette idée qui me semble intéressante ‘Le combat pour l’égalité, ça ne sert qu'à élargir le cercle des médiocres !’ On pourrait reformuler mais reste que cela ouvre un vrai  débat.  Bip strident  !  Ma messagerie professionnelle m'envoie un questionnaire supplémentaire pour me sonder sur les discriminations et inégalités (les sondages sont une activité centrale dans la mission des gestionnaires de mon employeur). C'est une relance, j’avais oublié de répondre.  Mais aujourd’hui, cela prolonge presque parfaitement ma réflexion précédente.   Après avoir survolé les questions, je me rends compte de l'arnaque de ce genre de démarche à laquelle il faudra tout de même fournir des réponses (ultérieurement, rien ne presse). J’ai conscience que ces réponses permettront de dire que les objectifs du plan sont atteints. Dans la zone commentaire libre du dit questionnaire, j'imagine écrire une remarque originale. Mais je m’abstiens : cette remarque originale, serait-elle inclusive ou discriminante ? Je ne saurais le dire. D’ailleurs, il fait trop chaud. Je vais boire un café frappé. POÈTE ANONYME

VOS ENCOURAGEMENTS

Avant de nous quitter, un florilège du mois :

PASCALE : Merci pour ces interventions si pertinentes, justes et joyeuses. Ces lettres portent intérêt à la vie de tous en général et nous amènent à réfléchir souvent sur nos états d’âme ! 

VÉRONIQUE : Merci pour ces "Mémoires Vives" j'y trouve toujours une pensée, une information qui me guide !

MARIE-PAULE : Merci beaucoup pour ce numéro de la Gazette ! Comme toujours, je me suis régalée, l’Italie, si merveilleuse et inspirante…

MONIQUE : Merci pour cette lettre ! On y sent votre amour de l’Italie. Pourriez-vous écrire son pendant pour la France, votre amour : Premier ? Ou second ?

Réponse de Sylvie : peut-on hiérarchiser de tels amours ? Si l’on en croit Roberta CECCHIN, notre contributrice italo-française, l’Italie et la France sont deux amours qui se renforcent l’un l’autre.

MONIQUE (sur l’article ‘Indignations’, une petite fille est morte qui ne devrait pas l’être) : Moi aussi je pense à ces deux petites-filles (Celles du suspect) et accessoirement à leur maman. Que vivent elles ? Quels lendemains leur seront accessibles après ce drame ? Personne n’a l’air de s’en préoccuper et votre appel résonne fort en moi. Merci.

Plus loin : Votre lettre est un peu sombre, autant que la réalité de ce monde, certes et cela vaut d’être souligné. A contrario, quelques témoignages de ce que le monde recèle aussi de beau et peut-être même de lumineux ferait du bien… Qu’en pensez-vous ?

Réponse de Sylvie : Ce n’est pas la 1ère fois que des lecteurs m’alertent sur la tristesse de nombre d’articles de Mémoires Vives. On m’en fait périodiquement la remarque. Il me semble pourtant qu’entre les textes sombres et les articles rieurs, l’équilibre règne. S’il n’est pas perçu, c’est que la tristesse, sans doute, nous envahit plus facilement que le sourire. Je peux évidemment promettre de mettre la pédale douce sur le sang et les larmes, mais je ne suis pas du tout sûre d’y parvenir. Je suis un clown triste, qu’y faire ?

PERRINE : Quelle jolie lettre aux airs de vacances italiennes ! Par ailleurs, l’anecdote sur le dirigeant qui demande à ses collaborateurs de ne pas faire de vagues plutôt que de produire des résultats me ‘parle’ beaucoup ! Elle me rappelle nombre de réactions absurdes que j’ai entendues ! Enfin, je vais regarder le documentaire cité sur ces malheureux enfants du Pakistan... Je m’y prépare… C’est trop triste.

FRANÇOISE (qui a partagé un article sur l'espoir et l'espérance, dans les précédents Cahiers de Mémoires Vives n°31), ravie de la sélection de sa proposition de revue de presse, déclare ‘se prendre au jeu’. Elle incite à poursuivre le projet de Mémoires Vives en ces termes : ‘Ne rien lâcher, continuer, nous en avons besoin pour pouvoir dire m….e (mot voilé par correction) à toute la laideur et  bassesse autour de nous. MERCI !

FREDERIC : Mes Remerciements 🙏 et toutes mes Félicitations 🎊 pour cette nouvelle formule des Cahiers de Mémoires Vives !

YOLANDE : Vos newsletters  sont une réelle source de réflexion et d’enrichissement personnel.

Et quelques autres 👍 …

Réaction de Sylvie : Ce pavé ressemble, je sais, à un plaidoyer pro domo. J’avoue adorer qu’on me dise MERCI et que vous m’encouragiez en me faisant part de vos réactions à Mémoires Vives. N’hésitez pas à m’écrire aussi ce qui pourrait être conçu et construit différemment pour vous réjouir.

MERCI également à MARTYNE JACQUEMIN, XAVIER et ALAIN, ROBERTA CECCHIN, ELOÏSE FAVENNEC-BÉCOT de l’équipe parlementaire de SANDRINE JOSSO, PERRINE SAILLY, et bien sûr à POÈTE ANONYME, pour leurs contributions !

Adressez vos remarques, textes et commentaires par courriel à memoiresvives@icloud.com

Des envois peuvent s’égarer dans les courriers indésirables. Pour s’assurer de disposer de toutes les parutions de Mémoires Vives, vérifiez vos messageries ! ET ajoutez l’adresse d’envoi de la lettre -joyeusesaison@kessel.media- à vos contacts, c’est le plus efficace.

BELLES VACANCES ! On se retrouve en septembre !

*

Mémoires Vives

Par Sylvie Lainé

Auteure d’ouvrages de management et essais personnels, conférencière. Curieuse de tout, de rien, de ce qui passe, des informations venues du monde qui change, des paysages, des gens.

Parcours professionnel : stratégie, communication institutionnelle, management, conduite de changement, ingénierie et animation de formation comportementale, coaching de dirigeants et équipes de direction, évolution culturelle des organisations, négociation et communication interculturelle.

Langues d'intervention : français, anglais, italien

Déléguée à la communication de la société des membres de la Légion d’honneur de Loire-Atlantique

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